Le Parti communiste français est à la croisée des chemins
Soit il poursuit son redressement sur la voie ouverte aux élections régionales de 2004 et pendant la bataille du référendum, soit il replonge dans une politique d’union au sommet, désastreuse comme en 1997.
Au 32e congrès, sous le choc de l’élection présidentielle de 2002 et
pour contester de manière radicale la mutation réformiste engagée au congrès de Martigues en 2000,
deux textes alternatifs ont recueilli 45 % des voix des adhérents du PCF.
Trois ans plus tard, le Parti communiste français n’a pas encore tiré tous les enseignements de la période 1997-2002 et de sa participation au gouvernement Jospin.
Il est tiraillé entre deux directions opposées :
- Poursuivre son glissement, son enfermement politique et institutionnel qui l’éloigne de la lutte des classes et des milieux populaires, qui le condamnent à vivre perpétuellement à la remorque du Parti socialiste et qui lui font perdre, peu à peu, sa crédibilité, son identité révolutionnaire.
- Se ressaisir sur sa base contestataire, son ancrage populaire, son engagement dans le combat de classe et l’affirmation de son identité, sur sa capacité à rassembler dans les combats quotidiens comme à plus long terme.
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